Trottinettes électriques, hoverboard, gyropodes et monoroues ont fait irruption sur l’espace public routier au cours des dernières années. Regroupés sous l’acronyme EDPM pour « engins de déplacement personnel motorisés », ils sont soumis aux mêmes règles que les cyclistes.

Contrôler son EDPM

Avant d’utiliser son EDPM, il est indispensable de vérifier qu’il offre les conditions de sécurité requises pour circuler sur la voie publique.

Pour les trottinettes électriques et les gyropodes, il convient de régler la hauteur du guidon afin qu’elle soit adaptée à la morphologie du conducteur. Par ailleurs, il est impératif de réviser très régulièrement la réactivité des freins.

D’autre part, si vous utilisez un EDPM de location vérifiez les éléments de sécurité avant de prendre la route. Si vous constatez un souci, signalez-le puis changez d’engin par sécurité.

Les pneus doivent faire l’objet d’une attention particulière. Il convient de les regonfler régulièrement et les scruter afin de détecter une éventuelle usure. Il est aussi conseillé d’avoir toujours une pompe à air avec soi.

Par ailleurs, il est essentiel pour l’utilisateur d’être au maximum identifiable sur la route. Le fonctionnement du signal sonore lui permet d’avertir d’autres usagers de sa présence. Idem pour les signaux lumineux : blanc à l’avant, rouge à l’arrière et surtout allumés, ils permettent à l’EDPM d’être visible quelles que soient les circonstances. Enfin, il est également important de vérifier l’état des catadioptres à l’arrière et sur les côtés : dispositifs rétroréfléchissants qui s’illuminent lorsque les feux des véhicules les éclairent.

Les équipements du conducteur d’EDPM

Vulnérable sur la chaussée, le conducteur d’EDPM peut et doit se munir d’équipements de protection et de signalisation.

Des protèges poignets, des coudières et des genouillères ainsi qu’un casque peuvent le limiter sensiblement les dégâts en cas d’accident. De plus, afin de limiter les risques de brûlures et d’abrasion de la peau en cas de glissade sur le bitume, il est préférable d’enfiler des vêtements couvrants munis de protections.

En outre, en enfilant un vêtement rétroréfléchissant (gilet jaune ou orange), le conducteur permet aux autres usagers de la route de l’identifier de plus loin. D’autant plus, lorsque la visibilité n’est pas optimale (nuit ou mauvais temps ; obligatoire). Par ailleurs, il est recommandé de porter des vêtements clairs et imperméables.

Les règles générales de circulation

Pour conduire un EDPM sur la voie publique, il faut avoir au moins douze ans. Il est obligatoire de disposer d’une assurance responsabilité civile. En effet, cette assurance couvrirait d’éventuels dommages corporels que l’utilisateur de l’EDPM pourrait occasionner à un tiers.

Concernant les interdictions : l’utilisateur d’EDPM ne doit pas

  • conduire sous l’influence de l’alcool ou l’emprise de stupéfiants
  • transporter un passager.
  • utiliser son smartphone
  • porter des écouteurs et, plus généralement, un appareil pouvant émettre un son (les prothèses auditives ne rentrent pas dans cette catégorie).

Les règles de circulation en EDPM

Sur son EDPM, l’usager doit respecter le Code de la route au même titre qu’un cycliste. Ainsi, le conducteur d’EDPM doit toujours laisser la priorité aux piétons qui souhaitent traverser la voie. De même, en EDPM, on s’arrête :

  • aux passages à niveaux ; on attend que les barrières soient relevées pour traverser,
  • ou au feu rouge en attendant le vert.

Tourner à droite, tourner à gauche

Par ailleurs, lorsqu’il emprunte un giratoire, il cède le passage à gauche et roule à droite de la chaussée. De plus, tant qu’il ne sort pas, l’usager tend son bras à gauche pour indiquer qu’il reste sur la voie. Enfin, au moment où il souhaite tourner, il tend son bras à droite cette fois. Ailleurs sur la chaussée, avant de tourner à droite, l’usager d’un EDPM doit tendre son bras à droite pour signaler son intention. Pour tourner à gauche, il devra regarder derrière lui pour s’assurer qu’aucun véhicule n’arrive, tendre son bras à gauche et se placer à gauche de la voie où il circule avant de franchir celle d’en face. En complément, il est intéressant de noter que des dispositifs technologiques (type gilet ou sac à dos) existent maintenant pour reproduire les feux clignotants d’un véhicule.

Pistes et bandes cyclables

Comme un cycliste encore, il a l’obligation d’emprunter une piste ou bande cyclable lorsque c’est possible et, de respecter aux panneaux de signalisation d’ordinaire dédiés aux vélos (accès interdit, double sens cyclable, etc.). S’il ne peut circuler que sur la chaussée, il doit se placer sur la droite de la route afin de faciliter un éventuel dépassement et veiller à ne pas se retrouver dans l’angle mort des véhicules qui le précèdent.

Feux tricolores

Plus largement, l’utilisateur d’un EDPM doit, comme tout usager de la route, respecter les panneaux de priorités (stop, cédez le passage, etc.) et le règlement des feux tricolores :

  • Feu vert, je passe
  • Feu orange, je m’arrête
  • Feu rouge, arrêt absolu

Néanmoins, certains panneaux lui permettent de passer outre le feu rouge :

  • Si une flèche directionnelle ou un feu en forme de vélo clignotent,
  • Ou bien si un panneau triangulaire avec un vélo et une flèche directionnelle le lui indiquent.
  • Il peut s’engager uniquement s’il va dans la direction indiquée et qu’il respecte la priorité due aux autres usagers.

En général

Enfin, lorsqu’ils circulent en groupe, les utilisateurs peuvent circuler à deux de front mais doivent impérativement être en file indienne si un autre usager de la route souhaite les dépasser.

Pour conclure, ces prescriptions valent pour tous les trajets afin de s’assurer le meilleur trajet possible.

Le barème des sanctions en cas d’infraction au Code de la route

En cas d’infraction au Code de la route, le conducteur d’EDPM est susceptible de recevoir trois types d’amendes.

Amende de 35 euros (2ème classe) en cas de :

  • Transport d’un passager
  • Non-respect des règles de circulation
  • Absence de gilet ou d’équipement rétroréfléchissant la nuit ou par visibilité insuffisante
  • Transport d’une charge par poussée ou tractation
  • Remorquage de l’EDPM par un autre véhicule

Amende de 135 euros (4ème classe) en cas de :

  • Circulation sur les trottoirs, hors autorisations spéciales des municipalités
  • Utilisation d’un EDPM débridé
  • Refus de priorité (non-respect d’un feu rouge ou d’un stop, piéton souhaitant traverser ou déjà engagé…)

Amende de 1500 euros (5ème classe) en cas de :

  • Utilisation d’un EDPM dont la vitesse maximale par construction est supérieure à 25 km/h

SOURCES

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